Le caribou de Val-d’Or

Chronique d’une mort planifiée

Le caribou de Val-d’Or

En 1979, le troupeau de caribous de Val-d’Or comptait 50 bêtes dans un territoire réservé de 1 200 km2. Le 9 mars 2018, quelque 40 ans plus tard, le parti libéral du Québec décrète par la voix de son ministre responsable de la faune, Luc Blanchette, que les 18 derniers  cervidés sont condamnés à mourir, compte tenu des couts trop élevés pour restaurer leur habitat « […] perturbé de façon temporaire mais aussi de façon permanente ».

Pourtant, dès le début des années ’80, le Regroupement Écologiste de Val-d’Or et Environs (REVE) dénonçait déjà  les intentions du ministère de l’Énergie et des Ressources (MER) d’autoriser des coupes forestières dans le territoire du caribou de Val-d’Or.

Pourtant, depuis des années, des scientifiques, des biologistes des ministères concernés ont systématiquement alerté le gouvernement sur la vulnérabilité de la harde.

Pourtant, l’Action boréale et d’autres groupes, dont des communautés autochtones, ont demandé au gouvernement de reconnaître la fragilité de ce territoire perturbé par la construction de chemins forestiers et amputé de 2/3 en 2009, passant de 1 200km2 à 434km2.

Pourtant, en 2008, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs commandait un plan de rétablissement du caribou de Val-d’Or (2008) qui visait à « […] maintenir et consolider le troupeau isolé de Val-d’Or […] ».

Pourtant, en 2016, le gouvernement libéral lançait un plan de gestion du caribou du Québec sans échéancier pour sa mise en oeuvre.

Pour en connaître davantage sur la chronologie des événements suivez le lien:

 

CHRONOLOGIE DU DÉCLIN DU TROUPEAU DE CARIBOUS VAL-D’OR (mars 2018)