Environnement

Environnement

Le ministère de l’Environnement du Québec est-il en voie de disparition ?

C’est la question qu’on peut se poser lorsqu’on regarde l’évolution des budgets attribués à l’environnement depuis la création du ministère en 1979.

Entre 1980 et 1990, les dépenses du ministère de l’Environnement représentaient en moyenne 69¢ pour chaque 100$ des dépenses totales du gouvernement.

Entre 1990 et 2000, la moyenne des dépenses du ministère équivalait à 58¢ pour chaque 100$ dépensés par l’ensemble du gouvernement.

Entre 2007 et 2010, cette moyenne n’était plus que de 31¢.

Mais depuis 2010, les dépenses en environnement ne représentent plus, en moyenne, que 21¢ pour chaque 100$ dépensés annuellement par le gouvernement.

Ainsi depuis sa création en 1979, et malgré l’augmentation de sa mission (Développement Durable, Environnement et Lutte contre les Changements Climatiques), le rapport entre les dépenses du ministère de l’Environnement et celles de l’ensemble du gouvernement a été réduit de plus du  tiers, et cela est principalement à cause des coupes drastiques dans son budget depuis la dernière décennie. Comme vous pouvez le constatez en étudiant le tableau, contrairement à l’augmentation constantes des dépenses totales du gouvernement, les dépenses du ministère de l’environnement ne représentent plus que 152 millions sur un budget total de 80 milliards, alors que le soutien à la consommation et au développement des énergies fossiles est de 300 millions annuellement…

Voir colonnes  5 et 8 au tableau

 Historique des budgets des ministères des ressources naturelles et de l’environnement

 Ce tableau a été créé à partir des données des budgets du gouvernement du Québec (de 1980 à 2018 compte tenu que le ministère de l‘Environnement a été créé en 1979)  présentés annuellement par le ministre des Finances. Le tableau révèlent des « trous », de imprécisions et des inadéquations (voir les notes explicatives à la suite du tableau) qui ne sont que le reflet de ce qui est présenté dans les budgets successifs du gouvernement du Québec. Le tableau présente, selon les données disponibles, les revenus et les dépenses du ministère des Ressources naturelles ainsi que les dépenses du ministère de l’Environnement, et le total des dépenses annuelles pour l’ensemble des ministères. Entre parenthèses, sous les dépenses du ministère des Ressources naturelles, on peut constater le surplus – en vert – ou le déficit – en rouge –. Sous les dépenses du ministère de l’Environnement –  en bleu –  le rapport entre les dépenses du ministère pour chaque 100$ des dépenses du budget global que l’on retrouve dans la dernière colonne.

Malgré toutes les lacunes ou les tentatives de camoufler la réalité de la part du ministère des finances, le tableau permet de voir les « tendances » et les constats dont celui du déficit récurrent des ressources naturelles et du budget de plus en famélique du ministère de l’Environnement dont on a augmenté les responsabilités tout en réduisant les moyens.

C’est assez facile à comprendre, ça dresse un portrait peu reluisant de nos gestionnaires publics et ça permet de mettre en perspective l’histoire d’une banqueroute de nos ressources et de la protection de notre territoire.

 Le ministère de l’Environnement du Québec est-il en voie de disparition ?

C’est la question qu’on peut se poser lorsqu’on regarde l’évolution des budgets attribués à l’environnement depuis la création du ministère en 1979.

Entre 1980 et 1990, les dépenses du ministère de l’Environnement représentaient en moyenne 69¢ pour chaque 100$ des dépenses totales du gouvernement.

Entre 1990 et 2000, la moyenne des dépenses du ministère équivalait à 58¢ pour chaque 100$ dépensés par l’ensemble du gouvernement.

Entre 2007 et 2010, cette moyenne n’était plus que de 31¢.

Mais depuis 2010, les dépenses en environnement ne représentent plus, en moyenne, que 21¢ pour chaque 100$ dépensés annuellement par le gouvernement.

Ainsi depuis sa création en 1979, et malgré l’augmentation de sa mission (Développement Durable, Environnement et Lutte contre les Changements Climatiques), le rapport entre les dépenses du ministère de l’Environnement et celles de l’ensemble du gouvernement a été réduit de plus du  tiers, et cela est principalement à cause des coupes drastiques dans son budget depuis la dernière décennie. Comme vous pouvez le constatez en étudiant le tableau, contrairement à l’augmentation constantes des dépenses totales du gouvernement, les dépenses du ministère de l’environnement ne représentent plus que 152 millions sur un budget total de 80 milliards, alors que le soutien à la consommation et au développement des énergies fossiles est de 300 millions annuellement…

Voir colonnes  5 et 8 au tableau

 Historique des budgets des ministères des ressources naturelles et de l’environnement

 Ce tableau a été créé à partir des données des budgets du gouvernement du Québec (de 1980 à 2018 compte tenu que le ministère de l‘Environnement a été créé en 1979)  présentés annuellement par le ministre des Finances. Le tableau révèlent des « trous », de imprécisions et des inadéquations (voir les notes explicatives à la suite du tableau) qui ne sont que le reflet de ce qui est présenté dans les budgets successifs du gouvernement du Québec. Le tableau présente, selon les données disponibles, les revenus et les dépenses du ministère des Ressources naturelles ainsi que les dépenses du ministère de l’Environnement, et le total des dépenses annuelles pour l’ensemble des ministères. Entre parenthèses, sous les dépenses du ministère des Ressources naturelles, on peut constater le surplus – en vert – ou le déficit – en rouge –. Sous les dépenses du ministère de l’Environnement –  en bleu –  le rapport entre les dépenses du ministère pour chaque 100$ des dépenses du budget global que l’on retrouve dans la dernière colonne.

Malgré toutes les lacunes ou les tentatives de camoufler la réalité de la part du ministère des finances, le tableau permet de voir les « tendances » et les constats dont celui du déficit récurrent des ressources naturelles et du budget de plus en famélique du ministère de l’Environnement dont on a augmenté les responsabilités tout en réduisant les moyens.

C’est assez facile à comprendre, ça dresse un portrait peu reluisant de nos gestionnaires publics et ça permet de mettre en perspective l’histoire d’une banqueroute de nos ressources et de la protection de notre territoire.