Chaque fois que nous dénonçons la surexploitation de la forêt boréale publique, le ministère responsable de sa gestion s’empresse de nous répondre qu’il ne faut surtout pas s’en faire; «nous replantons». Donc, tout va très bien, madame la marquise.

Tout va si bien qu’en silence, le MRNF de Maïté Blanchette ordonne la destruction de 11,5 millions de petits arbres d’une valeur de 3,6 M$, payés avec l’argent de nos taxes bien sûr.

Si, au lieu de détruire ces jeunes plants en catimini, on les avait donnés, malgré leurs imperfections, à des citoyens ou groupes qui auraient pu les utiliser pour regarnir des terrains mal régénérés, des terres abandonnées, des parcs urbains, etc., ils auraient ainsi pu servir à séquestrer, comme le prétend la pub dans les médias, du carbone – CO2-, ralentir l’érosion des berges dénudées de nos cours d’eau, revégéter des zones d’inondations…    

Ce gouvernement devient de plus en plus arrogant et méprisant, il ne prend même pas la peine de justifier ce gaspillage de fonds public, dénie le droit à la parole de ses fonctionnaires pour renseigner la population.

Il est temps d’élever le ton, c’est de la légitime défense.

Aux arbres citoyens.

Henri Jacob , président

Article de Radio-Canada à lire ici